THOMAS PAQUET

Horizon #1, 2015 - Tirage argentique à l’agrandisseur 116x90 cm

"On n'a jamais bien vu le monde si l'on n'a pas rêvé ce que l'on voyait."

Gaston Bachelard, La poétique de la rêverie

 

Ces images nous évoquent de façon immédiate des paysages, une ligne d’horizon comme simple expression.

 

L’utilisation des plans film 4x5 inch comme support argentique,  la volonté de laisser apparent le filet noir au moment du tirage et les traces de pinces dans l’émulsion au moment du développement du film, témoignent ici d’une approche documentaire de la photographie, d’une envie de fixer le réel.

Ces images existent.

 

Pourtant la réalité du sujet n’est qu’un leurre, malgré la preuve physique du papier, du film, du support et donc du document. Ces paysages imaginaires ne sont que le produit d’une construction intuitive et arbitraire d’un agencement de couleurs et de surfaces captées par l’appareil photo.

Ces paysages n’existent pas comme tel dans le monde extérieur.

 

Ces simulacres ne nous révèlent ils pas que les paysages ne sont que des constructions mentales, des images que les hommes fabriquent et partagent ?

Le poète donne à l’objet son imaginaire, il révèle la beauté du monde à qui sait le contempler.

Le regard se perd, le temps est à la rêverie et au voyage. Les images sont le reflet d’un monde aux contours flous, un univers à construire et à se réinventer.

 

Horizon #2, 2015 - Tirage argentique à l’agrandisseur 116x90 cm

Horizon #3, 2015 - Tirage argentique à l’agrandisseur 116x90 cm

Horizon #4, 2015 - Tirage argentique à l’agrandisseur 116x90 cm

Horizon #5, 2015 - Tirage argentique à l’agrandisseur 116x90 cm

Horizon #6, 2015 - Tirage argentique à l’agrandisseur 116x90 cm